20/09/2007Ce soir, j'ai peur. Je me regarde en face. Je faisais la vaiselle après le repas, quand soudain je me suis dis, et si c'était vrai ? Et si c'était ça mon problème ? Et je me fige, térrifié.
Je vais remonter à l'adolescence. Tranquille. Des vrais amis, une famille plutôt soudée. Presque parfaite...mais non, empreinte d'une mélancolie qui me ronge de l'intérieur. J'ai malgré moi des envies irrépressibles. Envie d'homme. Pas d'être humain ; de mâle. Comme moi. Après tout un cheminement je suis aujourd'hui presque parfaitement à l'aise avec moi même, de ce côté là.
Parallèlement, je décrouvrais peu à peu le monde qui nous entoure, et ses atrocités. C'était tous les jours plus horrible de vivre dans ce monde en lequel je n'avais aucune foi. Alors quoi ? Mourir, oui mourir, c'était le mieux à faire.
Mais non. Papa, maman, je vous aime, et je n'ai pas le droit de vous faire ça. Alors il faut vivre. Quitte à vivre, autant que ce soit pour quelque chose qui ait du sens à mes yeux. Alors devenir enseignant. Aider mes copains à progresser, j'adore ça depuis tout petit. Et en général ça marche plutôt bien. Les maths étaient pour moi un domaine dans lequel je me sentais en sécurité. En confiance. (Tiens, mon nouveau prof d'analyse complexe appelle un anneau intègre un domaine). En maths, on part de postulats et on crée un édifice solide dans lequel on est certain de ce que l'on fait. Alors je veux devenir prof de maths.
Puis la vie avance, on grandit, on va à la fac...mais depuis la terminale un problème de santé me pourrit la vie et mes études. Mes mains, poignets et bras ne me laissent pas faire de que je veux. J'ai depuis quatre ans eu toute une série de douleurs à des niveaux différents, parfois jusqu'à ne plus pouvoir rien faire du tout avec mes mains. Dur de se laver, de s'habiller, de manger, tenir les couverts...alors écrire je n'en parle même pas. C'est un geste tellement précis et élaboré qu'il m'est très douloureux, parfois à en jeter un crayon à trois mètres. Bien sûr, c'est par phases. J'ai vu environs deux dizaines de praticiens dans un tas de domaines, essayé un tas de trucs, de remèdes....J'ai dû me contraindre à arrêter le piano, le violon, le sport. J'ai fini par trouver une cause, puis la cause de la cause etc. J'ai suivi un traitement d'un an l'an dernier qui m'a « guéri » de la cause mécanique première. Normalement. Et ça ne récidive pas. Mais tout ça, c'est au niveau purement physique.
L'an dernier, c'était ma troisième année de licence. J'ai décroché. Ça fait un an et demi que je ne peux plus du tout écrire. Je ne voulais plus continuer mes études dans ces conditions, et en même temps ne pouvais plus. Pas d'exercices d'entrainement, ça n'aide pas à progresser en maths :-(
Je vais physiquement de mieux en mieux, il me reste un semblant d'inflammation au poignet, à la main avec laquelle j'écris. Qui ne part pas. Je recommence ma troisième année, mais j'ai toujours du mal à écrire. Et plus j'insiste, pire c'est. J'ai l'impression d'être maudit.
Mais je vais remonter la chaine (simplifiée). A présent je ne pense plus voir les choses de cette façon. Mais tout à l'heure, je me suis dit, et si c'était vrai ?
Pourquoi je fais des études ? Parce que je veux être prof. Pourquoi je veux être prof ? Parce que je dois vivre.
Mais mon inconscient, lui, sait que je ne veux pas vivre. Alors il me bloque. Il veut juste que je n'avance pas dans cette direction. Et si c'était moi qui m'empêchait de guérir vraiment ?
J'ai les larmes aux yeux. Je veux plus que tout pouvoir écrire à nouveau sans problème, avancer. J'ai une vie que j'aime, je veux vivre. Mais peut être qu'au plus profond de moi je ne veux pas. Je me sens si impuissant vis-à-vis de moi même. Je pleure. Que dois-je faire ? Est-ce vraiment de ma faute ? N'ai-je que ce que je mérite ?
J'ai rencontré quelqu'un depuis quelques mois. Il est génial. Il essaie de construire un monde meilleur.
Je ne veux pas me confier à lui (toi) en particulier. Ni à mes amis les plus proches. Je ne veux pas vous accabler. Alors je l'écris ici. Je partage ce qui est au plus profond de moi, dans l'espoir de m'en débarrasser. Et me sentir plus léger. 14/09/2007Je me sens bizarre ce soir. Pas concentré. Je sens que je change mais tout en portant les traces de ma vie en moi.
A present quand un problème se présente à moi, éventuellement de la part de quelqu'un, je gèle sur place, ne sais plus comment réagir, je me referme sur moi même en laissant l'orage passer. Je subis et ne cherche même pas à changer quoi que ce soit. ça n'est pas bon. Je n'aime pas que ça se passe comme ça. Vraiment pas c'est nul c'est quoi cette non-attitude. Je ne suis pas un mollusque.
Depuis quelques temps je me sens à nouveau spectateur de GA. J'aime bien vagabonder de blog en blog, à partir du JDI. GA est d'une richesse incroyable. Vous faites la richesse de GA. C'est incroyablement génial ce site quand on prend du recul.
Je suis parfois désolé des forums. J'ai toujours espoir que se créent des échanges constructifs...mais avec les mauvaises langues qui y trainent...c'est bien dommage.
Et tiens pourquoi pas essayer de faire un preum's!  |
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