bribe de vie
Ceci n'est une fraction de cette journée.
Dans la douleur j'ai pris un crayon, un papier.
Le crayon en premier...c'est ce qui me pose problème.
J'ai déposé quelques mots sur le papier. Sans violence particulière...alors que je fourmille de pensées explosives.
Le bout de papier est devant moi. Petit, rectangulaire, rempli par mon écriture. Pas significatif.
Mais déjà tellement...
Il y a de la retenue...et un peu de vrai.
L'envie de continuer était très forte...mais la douleur avait déjà clos la possibilité d'un épanchement plus important.
Rien que ce clavier là devant moi me révolte et hâtise mes nerfs...mais je veux l'écrire quand même...
"J'ai des pensées pour Aurélie.
Je pense encore beaucoup à Franck.
Je n'ai envie que de lui. Ou plutôt ne désire personne d'autre.
Je n'arrive plus à être patient. C'est impossible de comprendre ma souffrance, mes souffrances. Les difficultés au quotidien que ça a engendré. On communique avec les bras. C'est au travers des bras que se réalisent nos relations avec les autres. Alors quand des douleurs permanentes meurtrissent mes bras se créent des difficultés relationnelles. Aller vers l'autre devient une souffrance. Mes rapports humains en ont été affecté."